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Etude du ministère du Travail : besoins de formation dans le métier de DPO

Protection des données personnelles
16 décembre 2022
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La dernière étude du ministère du Travail réalisée par l’AFPA, avec le soutien de la CNIL, de l’AFCDP et de l’ISEP pointe d’importants besoins de formation dans le métier de DPO

Dans cette enquête, 75 % des répondants ont exprimé de fortes attentes, quels que soient leur ancienneté, leur domaine d’expertise d’origine ou le mode d’exercice de la fonction (interne, mutualisé, externe). L’analyse de l’étude distingue les besoins de sensibilisation et les besoins de perfectionnement.

Pour rappel, à la demande du ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion (DGEFP), l’Afpa a réalisé entre septembre et octobre 2021, la troisième édition d’une étude sur les évolutions significatives du métier de délégué à la protection des données (DPO). 1811 DPO désignés auprès de la CNIL ont répondu à un questionnaire en ligne. Les résultats ont fait l’objet d’un traitement statistique et d’une analyse par la direction prospective métiers de l’Afpa.

Le premier résultat de l’étude fait apparaître un fort déficit en formation : 33 % des DPO n’en ont reçu aucune et 24 % ont bénéficié d’une formation limitée à 1 ou 2 jours, soit plus de la moitié à ne pas être suffisamment formés. À ce constat, s’ajoute le nouveau profil des DPO – issus à 47 % de domaines extérieurs au juridique et informatique – et exerçant parfois la fonction à temps partiel. Enfin, selon leur domaine d’origine, certains DPO auront tendance à surévaluer la perception du niveau de maîtrise requis pour la fonction. La combinaison de ces différents éléments motive une très forte demande en formation.

Des formations complètes pour les moins aguerris

Près d’un tiers des personnes interrogées (31 %) souhaite suivre une formation complète (métier, juridique, informatique et communication- gestion de projet), cette proportion monte à 44 % chez les DPO ayant exprimé un besoin de formation lié à l’amélioration de l’exercice de la fonction :

  • 40 % des DPO de moins d’un an d’expérience
  • 38 % des DPO dédiés à ¼ du temps et moins à la fonction
  • 38 % des DPO issus d’autres domaines d’expertises
  • 16 % des DPO externes

La certification de la CNIL, gage de qualité pour le DPO externe

Cette certification est aujourd’hui détenue par 23 % de l’ensemble des DPO et 34 % des DPO externes.  Lorsque l’on demande aux DPO s’ils l’envisagent, 26 % répondent par l’affirmative. Cette proportion monte à 32 % pour ceux qui consacrent 70 % de leur temps ou plus à la fonction mais également pour les DPO externes, signe d’une démarche de qualité vis-à-vis de leurs clients.

Les formations professionnalisantes plébiscitées

Le souhait d’un DPO de se former sur une compétence donnée est d’autant plus accentué que la compétence est au cœur des enjeux de sa fonction et que son domaine d’origine en est éloigné. Les résultats peuvent varier entre des besoins identifiés comme « sensibilisation-premières notions » ou « perfectionnement ».

Les principaux enseignements de l’analyse montrent que 52 % des DPO jugent nécessaire de faire progresser leurs compétences informatiques et juridiques, 56 % expriment le besoin d’améliorer les expertises spécifiques au métier de DPO, 51 % font état d’un besoin de formation sur le traitement des données personnelles lié à certains secteurs d’activité ou environnements métier, et enfin 41 % recherchent un accompagnement sur la communication et la gestion de projet.

– Sur les compétences informatiques, les besoins de sensibilisation-premières notions et de perfectionnement s’équilibrent autour des thématiques de la sécurité informatique et des systèmes d’information.
– Sur les compétences juridiques, les besoins exprimés en sensibilisation-premières notions portent d’abord sur la veille et les nouveautés légales et doctrinales (pour 19 %) et la révision des contrats avec les sous-traitants (18 %). Les besoins en perfectionnement rejoignent également ces sujets (29 et 27 %) qu’ils placent juste après les réglementations liées aux données personnelles (30 %). À noter, les demandes en formation grimpent à 60 % pour les DPO issus d’autres domaines que le juridique.
– Sur les compétences spécifiques au métier de DPO, les besoins de sensibilisation-premières notions se répartissent harmonieusement entre les différentes thématiques (bilan annuel, analyses d’impact, gestion des urgences, création-révision des procédures, …). Logiquement, les besoins s’accentuent chez les DPO fraîchement arrivés ou dédiant moins de 25 % de leur temps à la fonction. Sur le volet du perfectionnement, les attentes sont plus marquées (autour de 30 % par item) sur les thématiques des premières analyses d’impact, de la -gestion des urgences et de la conformité des traitements,…
– Sur les compétences liées au traitement des données personnelles pour des secteurs d’activité ou environnements métier, les besoins en formation s’articulent autour de trois thématiques : les ressources humaines, la santé et le développement de projets IA.
– Sur les compétences en communication et gestion de projet, les attentes sont liées à la gestion des risques, la gestion de crise et la communication/médiation. Elles sont particulièrement fortes chez les DPO à profil juridique (55 %) et ceux qui consacrent 70 % de leur temps à la fonction.

Pour découvrir l’analyse de l’ensemble des besoins en formation des DPO en 2022, vous pouvez consulter l’étude complète, ainsi que les précédentes éditions, sur le site de l’AFCDP : https://afcdp.net/etude-sur-le-metier-de-dpo/